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Grève des enseignants contractuels : le ministre Sékou Kourouma droit dans ses bottes

le 11/01/2017 à 00h30

Conakry, la capitale guinéenne et plusieurs villes de l'intérieur sont émaillées actuellement par des mouvements de grève des enseignants contractuels. Ces évènements connaissent depuis plusieurs jours un effet d'entrainement dans plusieurs établissements scolaires du pays. Des enseignants contractuels mécontents accusent l'Etat guinéen qui avait promis de leur recruter de les avoir trahis.

Mais pour le ministre de la fonction publique, Sékou Kourouma il n'y a jamais eu de "deal" entre l'Etat et les contractuels de l'enseignement pré-universitaires.

Pour justifier le non recrutement des contractuels en grève, le ministre confie ce mardi sur les médias d'Etat qu'il n'y avait que 5000 places disponibles pour l'enseignement pré-universitaire et 500 places pour l'enseignement technique et professionnel.  Du côté des grévistes, on parle de 30 recalés sur les 2400 enseignants contractuels.

Sékou Kourouma dira aussi qu'il ne s'agit pas d'un examen mais un concours où le besoin est prédéfini.

Droit dans ses bottes, malgré la cessation des cours dans plusieurs établissements scolaires suite à cette grève, le ministre Kourouma ne serait pas prédisposé à reculer. Pour lui, il est aujourd'hui "impératif de qualifier le système éducatif guinéen". Donc, il faut prendre ceux qui méritent pour qualifier notre enseignement.

Pourtant, sans le dire ouvertement, le ministre a invité par la même occasion, les contractuels recalés au concours de retourner en classe.  Ce qui constitue un vrai paradoxe quand on sait que ces contractuels dits non qualifiés aujourd'hui ont passé 7 ans entrain d'enseigner. Ils ont prêté leur service au système éducatif guinéen sous la demande de l'Etat. Et leur qualification n'a jamais fait défaut. Dans la mesure où il y a toujours eu d'inspections dans les établissements scolaire mais aucune n'a fait cas de leur incompétence.

Aujourd'hui, tous les sacrifices consentis par ces vaillants soldats de l'enseignement guinéen suite à une fausse promesse sont tombés à l'eau.  Mais dans un pays où la culture de la médiocrité, la corruption, le népotisme ont encore la peau dure, il n'y a pas de quoi à avoir honte de payer le bien par le mal.

Aminata Diallo pour kibanyiguinee.info

 

 

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