Suite à une décision judiciaire prise vendredi, suspendant tous les congrès de l’UFDG prévus en avril, la direction nationale du parti, outrée par cette mesure, crie au scandale et accuse le CNRD d’être le principal instigateur.
Pour la formation politique de Cellou Dalein Diallo, cette décision judiciaire a été « orchestrée » par la junte, qui cherche depuis toujours à « affaiblir » l’UFDG en raison de son combat constant pour un retour rapide à l’ordre constitutionnel.
Dans une déclaration publiée le 2 mars, le parti de l’ancien Premier ministre affirme ne pas être surpris par ces « attaques persistantes » contre lui. Cependant, il se dit « choqué » par l’appareil judiciaire guinéen, devenu un simple instrument de manipulation pour un pouvoir qui ne cache plus ses velléités de maintien.
Poursuivant ses dénonciations, le parti se dit victime d’une « persécution implacable » de la part des autorités actuelles, qu’il accuse de pratiques contraires aux valeurs démocratiques. Il évoque des « assassinats », des « spoliations de ses dirigeants » et des « arrestations arbitraires de ses militants et responsables ».
Ces pratiques, selon le parti, visent à « museler la principale force d’opposition » afin de permettre à la junte d’« imposer » son projet de confiscation du pouvoir.
L’immersion gouvernementale dans le pays profond n’est qu’une mascarade organisée par le pouvoir, une campagne avant l’heure pour promouvoir la candidature du chef de la junte, indique le parti.
L’UFDG appelle les partis politiques de tous bords et les organisations sociales à se mobiliser pour mettre fin à ces « acharnements » visant à éteindre toutes les voix dissonantes du pays.
Sidafa Keita pour kibanyiguinee.info