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Inondations meurtrières à Conakry : 15 morts en un mois, soit trois fois plus que toute la saison dernière

Jamais une saison pluvieuse n’avait causé autant de dégâts humains et matériels en si peu de temps dans l’histoire récente de la République de Guinée. Rien que pour la période du 28 juin au 28 juillet 2025, quinze décès ont été enregistrés à Conakry, soit trois fois plus que le bilan de toute la saison précédente.

Selon un communiqué officiel repris dans certains médias, le Directeur général de l’ANGUCH (Agence nationale de gestion des urgences et catastrophes humanitaires), Lancei Touré, fait état de 15 morts, 19 blessés et environ 1 200 ménages sinistrés.

À la même période en 2024, on ne comptait que trois décès : une mère et ses deux enfants emportés par les eaux début juin. La comparaison souligne la brutalité croissante des inondations, exacerbée par une urbanisation anarchique, des caniveaux obstrués et l’occupation des zones inondables.

Depuis le début des grandes pluies, la capitale guinéenne subit une pluviométrie exceptionnelle, provoquant des inondations dans plusieurs quartiers bas et côtiers. Les communes de Dubréka, Coyah et Forécariah sont également touchées, témoignant de l’extension régionale du phénomène.

Outre les pertes en vies humaines, au moins 4 000 personnes ont été directement affectées par les crues. Ce chiffre illustre l’intensité dramatique des intempéries de juillet 2025.

Le rapport mensuel de l’ANGUCH est sans appel : il suscite inquiétude, colère et désespoir chez les citoyens. Il met en lumière l’ampleur de la crise et l’incapacité des autorités à y répondre efficacement.

En comparaison, la saison 2024 avait enregistré 5 morts et 175 000 personnes touchées au total, soit dix fois plus qu’en 2023, montrant ainsi l’ampleur du phénomène qui évolue d’année en année.

Fatoumatou Camara