Ce dimanche 21 septembre 2025, plus de 6,7 millions d’électeurs guinéens sont appelés aux urnes pour se prononcer sur le projet de nouvelle Constitution. Dans le quartier Dar-Es-Salam 2, situé dans la commune de Gbessia, 9 231 électeurs répartis sur 25 bureaux de vote sont attendus d’ici la fin de la journée.
Dès les premières heures de la matinée, les citoyens se sont fortement mobilisés pour accomplir leur devoir civique. Sur les 25 bureaux de vote installés dans le quartier, 16 ont pu être visités par notre rédaction entre 7h40 et 12 heures.
Au centre de vote Fidel Castro, qui abrite les bureaux n°1 et n°2, respectivement 255 et 254 électeurs sont inscrits. Les opérations de vote ont démarré entre 7h et 7h30, selon les présidents des deux bureaux. Tous affirment que le scrutin se déroule normalement, dans le calme et la sérénité.
Souleymane Magassouba, électricien en bâtiment et électeur du bureau n°1, a exprimé sa satisfaction après avoir voté :
« Ce fut un plaisir de montrer mon patriotisme, parce que la décision du pays appartient aux citoyens. Nul ne doit rester en marge des affaires qui concernent sa nation. Je suis heureux d’avoir prouvé mon acte de citoyenneté. La Guinée ne peut évoluer sans nous, la Guinée c’est nous », a-t-il déclaré, avant d’appeler ses concitoyens à se rendre massivement aux urnes.
Au centre de vote Bonheur, qui compte cinq bureaux, 2 482 électeurs figurent sur la liste. Là aussi, la mobilisation est importante.
Même constat au centre de vote Maimouna Sampil, où 1 018 électeurs sont inscrits dans les trois bureaux ouverts.
« Je viens de voter et tout s’est bien passé. Je suis contente d’avoir exprimé mon droit en toute tranquillité », a témoigné Kadiatou Sané à la sortie du bureau.
La situation s’est toutefois révélée plus compliquée aux centres Mabinty Camara 1 et 2, qui regroupent six bureaux. Certains d’entre eux ayant été scindés et déplacés pour des raisons logistiques, plusieurs électeurs ont éprouvé des difficultés à retrouver leur bureau de rattachement.
Fatoumata Sidibé et Ibrahima Diallo, par exemple, ont erré pendant plusieurs heures avant de parvenir à voter.

Un bilan plus détaillé de ces dysfonctionnements sera dressé au fur et à mesure du déroulement du scrutin.
Sidafa Keita