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Élections législatives et communales : cautions fixées jusqu’à 300 millions GNF et dépenses plafonnées

À l’approche du double scrutin législatif et communal prévu le 24 mai prochain, la Direction générale des élections (DGE) poursuit les préparatifs du processus électoral.

Dans une décision rendue publique lundi 9 mars, l’organe chargé de l’organisation des élections en Guinée a fixé le montant des cautions à verser par les candidats ou les listes de candidats, tout en établissant le plafond des dépenses autorisées pour la campagne électorale.

Comme lors des précédentes consultations électorales, les candidats potentiels devront s’acquitter d’une caution pour pouvoir participer à la compétition.

Selon la DGE, le montant de cette caution varie entre 35 millions, 100 millions et 300 millions de francs guinéens, en fonction du type d’élection et du niveau de candidature.

Par ailleurs, l’institution électorale a également fixé un plafond des dépenses de campagne, afin de garantir une certaine équité entre les différents candidats. Celui-ci est établi entre 7 milliards et 12 milliards de francs guinéens, selon la nature du scrutin.

Dans un souci de transparence financière, la DGE indique avoir mis en place plusieurs mécanismes destinés à assurer la traçabilité des fonds mobilisés dans le cadre du processus électoral.

Elle précise notamment que la caution devra être versée au Trésor public au plus tard cinquante (55) jours avant la date du scrutin. Les candidats seront appelés à effectuer ces versements dans des comptes spéciaux ouverts auprès des démembrements de la DGE, qui leur communiqueront les numéros de comptes correspondants.

S’agissant des dépenses de campagne, celles-ci ne devront en aucun cas dépasser le plafond fixé. Tout contrevenant s’exposera aux sanctions prévues par la loi.

Afin de renforcer le contrôle financier, la DGE exige également de chaque candidat ou liste la création d’un « fonds électoral », exclusivement destiné au financement de la campagne. Ce fonds devra être domicilié dans une banque agréée, chargée d’assurer la traçabilité de l’origine et de l’utilisation des ressources mobilisées.

Lire ci-dessous la décision de la direction générale de la DGE.

Touraman Keita