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Présidentielles et législatives en 2025 : entre assurance d’un premier ministre et scepticisme d’une frange de l’opinion

Au lendemain du scrutin référendaire en Guinée, marqué par une victoire du « OUI » à plus de 89 %, le Premier ministre, Bah Oury, a exprimé sa satisfaction et fait une annonce majeure concernant les prochaines élections présidentielles et législatives.

L’année 2025 sera-t-elle véritablement électorale, comme l’avait promis le chef de l’État, le général Mamadi Doumbouya, lors de son discours de Nouvel An ? Alors que certains observateurs en doutaient encore, le chef du gouvernement se veut, lui, catégorique.

Lors d’une conférence de presse tenue mercredi 25 septembre à l’entrée principale de la Primature, Bah Oury a tenu à lever toute ambiguïté. Interrogé sur l’organisation des scrutins présidentiels et législatifs prévus courant 2025, il a rappelé que l’annonce avait déjà été faite par le président en début d’année.

« Comme vous le savez, le Président de la République avait indiqué dès janvier que 2025 sera une année électorale », a-t-il souligné. Selon lui, une « étape cruciale » vient d’être franchie avec l’organisation du référendum, ouvrant la voie à la tenue des autres scrutins.

« Les élections sont programmées pour cette année », a-t-il affirmé, écartant toute équivoque ou spéculation sur la question.

Pour mémoire, dans son adresse du Nouvel An, le président de la transition, le général Mamadi Doumbouya, avait promis que 2025 marquerait « une année électorale décisive pour parachever le retour à l’ordre constitutionnel », en insistant sur la transparence et l’inclusivité du processus.

Cependant, malgré ces assurances officielles, une partie de l’opinion demeure prudente. À trois mois de la fin de l’année, certains observateurs estiment qu’il est encore prématuré d’accorder un plein crédit à cette annonce et préfèrent attendre les actes concrets avant de se prononcer.

Sidafa Keita