Promulgation de la Constitution en Guinée : un pas vers la stabilité politique ou une source de nouvelles tensions ?
Les événements s’accélèrent en Guinée. Cinq jours après le référendum constitutionnel, le pays s’est officiellement doté d’une nouvelle Loi fondamentale, marquant un tournant majeur dans son processus politique.
Dans un décret lu à la télévision nationale, dans la soirée du vendredi 27 septembre 2025, le président de la République, le général Mamadi Doumbouya, a promulgué la nouvelle Constitution, ouvrant ainsi la voie à une nouvelle ère institutionnelle.
Quelques minutes plus tôt, le président de la Cour suprême avait proclamé les résultats définitifs du scrutin du 21 septembre. Le « Oui » l’a largement emporté avec 89 % des suffrages, contre 10 % pour le « Non ».
Cette promulgation vient clore un processus marqué par une campagne outrancière et un scrutin suivi de près par l’opinion nationale et internationale. La nouvelle Constitution, présentée par les autorités de la transition comme un outil de refondation de l’État, devrait redéfinir l’organisation des pouvoirs publics, renforcer certaines institutions et préparer le pays aux prochaines échéances électorales.
Toutefois, une partie de la classe politique et de la société civile conteste toujours la légitimité du processus, dénonçant des irrégularités et un manque de consensus national. Reste désormais à savoir si cette nouvelle Loi fondamentale permettra d’instaurer la stabilité politique et de restaurer la confiance entre les institutions et les citoyens.
Sidafa Keita