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Coup de tonnerre politique en Guinée : 40 partis politiques dissous, leur patrimoine placé sous séquestre

Une décision assimilable à un véritable séisme s’abat sur le landerneau politique guinéen. Une quarantaine de partis politiques viennent d’être dissous par les autorités.

Parmi les formations concernées figurent plusieurs poids lourds de l’échiquier national, notamment le RPG Arc-En-Ciel de l’ancien président Alpha Condé, l’UFR et l’UFDG dirigés respectivement par les anciens Premiers ministres Sidya Touré et Mamadou Cellou Dalein Diallo, tous deux en exil depuis plusieurs années.

L’annonce de leur dissolution a été faite tard dans la nuit du 6 mars à travers un arrêté du ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation (MATD), rendu public à la télévision nationale.

Motif invoqué par le département : le « manquement à leurs obligations ».

Au total, quarante partis sont concernés par cette mesure :
UFDG, PRP, RPG AEC, BAG, PPG AEC, UCG, MSDD, PLD, PGSD, SGP, RDIG, RGUD, PDP, PSP, PNV, PGP, RPD, PRND, AFIA, FND, PTS, PEG, PS, GECI, SDG, UNEG, UGN, GRUP, ADIEG, ANP, GDP, GUD, PRPAG, PUP, UFD, UFR, PDG-RDA, UPG, UGDD et ARENA.

Dissous, ces partis perdent de facto leur « personnalité morale » et leur « statut juridique ». Ils ne sont plus habilités à mener des activités politiques sur le territoire national, y compris dans les représentations diplomatiques.

L’arrêté interdit également l’utilisation de leurs sigles, logos et emblèmes. Les locaux abritant leurs sièges nationaux ainsi que leurs représentations déconcentrées sont placés sous scellés.

Le texte va plus loin. L’article 3 précise que le patrimoine des partis dissous est placé sous séquestre et qu’un curateur sera désigné pour assurer la dévolution de leurs biens.

Pour l’application de cette mesure, le MATD a instruit plusieurs structures de l’État, notamment la Direction générale des affaires politiques, la Direction générale des élections, la Police nationale, le Haut-commandement de la gendarmerie, ainsi que les gouverneurs et préfets.

Sidafa Keita