Déjà à la veille de l’ouverture des écoles les enseignants contractuels avaient conditionné leur retour en classe par le paiement des 9 mois d’arriérés de salaire que leur doit l’Etat guinéen. Malgré l’échéancier proposé par ce dernier, ils refusent de fléchir. Et exigent la totalité de leur dû avant le 15 octobre prochain.
C’est une épine dans les pieds de l’Etat guinée. Les enseignant contractuels ne démordent toujours pas face à l’atermoiement du gouvernement de solder leurs arriérés de salaire. Ils avaient menacé de ne pas reprendre le chemin de l’école tant que l’Etat ne paie pas leur facture. Après l’ouverture des classes, le 3 octobre dernier, le constat sur le terrain est qu’ils ont mis leur menace en exécution. Jusqu’à date aucun enseignant contractuel n’aurait encore repris le chemin de l’école.
Ce lundi 9 octobre, dans le sud-est du pays, notamment à N’Zérékoré, ils étaient nombreux à la devanture de la Mairie pour réclamer leur salaire. Où ils ont signifié aux autorités locales leur décision de rester à la maison tant qu’ils ne perçoivent pas l’entièreté de leur salaire.
Ils rejettent la proposition du gouvernement leur demandant d’aller en classe et d’accepter d’être payé par tranche. A savoir une première tranche de 2 millions gnf qui sera payé fin d’octobre et la deuxième tranche de 2 millions pour fin novembre. Pour eux, il n’est pas question de se faire avoir une nième fois par la ruse de l’Etat.
Trop de duperie finit par rendre le duper malin. Donc cette fois, ils exigent le paiement en une tranche des 4 millions gnf que l’Etat doit à chaque enseignant contractuel. Et cela d’ici le 15 octobre pour les permettre d’être en classe le 16 du même mois.
Par ailleurs, ils font aussi savoir leur décision de ne plus être à la charge des communautés. A bon entendeur salut.
Sidafa Keita pour kibanyiguinee.info