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Fixation de la date du Référendum : l’UFDG et le BL dénoncent une manœuvre dilatoire de la junte

Au terme de ce premier trimestre, le président de la transition, a tenu sa promesse en fixant, la date du référendum au 21 septembre 2025.

Cependant, cette annonce faite dans la soirée du mardi 1er avril, ne rassure guère et suscite des réactions chez certains acteurs de la classe politique guinéenne, notamment les leaders de l’UFDG (Union des forces démocratiques de Guinée) et du BL (Bloc Libéral).

Au sein de la formation politique de Cellou Dalein Diallo, on estime que cette « annonce » du référendum constitutionnel est « loin d’être un pas vers la normalisation », au contraire, on pense qu’elle s’apparente à une « manœuvre » politique pour créer la « diversion » sur les intentions réelles de la junte.

Selon le conseiller en communication de l’ancien premier ministre guinéen, on ne peut accorder de « crédit » à un référendum qui se tient dans 5 mois, alors que l’avant-projet de constitution est toujours en cours d’examen par des experts nationaux triés dans le volet.

Souleymane Souza Konaté, affirme qu’il n’existe « ni nouvelle Constitution, ni fichier électoral fiable, ni organe de gestion indépendant, ni consensus minimal sur la conduite du processus électoral ». Ce sont, d’après lui, « autant de lacunes qui rendent ce projet non seulement illégitime, mais dangereux pour la stabilité du pays. »

On retrouve la même méfiance du côté du BL qui, tout en désapprouvant la démarche, dit ne rien comprendre du sens du décret pris par Mamadi Doumbouya. Selon le leader de ce parti, Faya Millimono, « en matière d’élections…lorsqu’il y a une consultation majeure, la loi (électorale) encadre la prise de certaines décisions ». Comme la loi qui qui stipule que « quarante jours avant le scrutin, un décret doit convoquer le corps électoral », entrainant de facto « l’ouverture officielle de la campagne ». Alors qu’avec ce décret, on est loin de ce cadre normatif de la loi électorale. Prévu pour le 21 septembre prochain, cinq mois nous sépare d’un référendum qui risque ne jamais arriver à cause des nombreux préalables qu’il faut impérativement satisfaire pour un scrutin crédible et apaisé.

Sidafa Keita pour kibanyiguinee.info