La Coalition des partis politiques et mouvements pour candidature de Mamadi Doumbouya (COPAMOC-MD) a tenu une conférence de presse ce vendredi 11 juillet à Conakry pour annoncer son intention de financer la caution du président à la future élection présidentielle. Une nouvelle étape dans la vague de soutiens orchestrés en faveur de celui qui dirige la transition depuis le 5 septembre 2021.
Depuis plusieurs mois, les mouvements de soutien en faveur du président de la transition se multiplient à une cadence effrénée, traduisant une volonté manifeste de prolonger son règne par les urnes. De sources concordantes, plus de 700 structures ont vu le jour à travers le pays, toutes prêtes à battre campagne pour une éventuelle candidature du chef de la junte.
Initialement discrets, ces soutiens ont progressivement assumé leur position, jusqu’à franchir un nouveau seuil : s’engager financièrement. En février dernier, les dockers du port autonome de Conakry furent les premiers à annoncer leur volonté de payer la caution présidentielle. Quelques semaines plus tard, les femmes de Kindia ont emboîté le pas, remettant une enveloppe symbolique au ministre secrétaire général de la Présidence, Amara Camara, censée couvrir une partie de cette caution.
En juin, la diaspora guinéenne établie aux États-Unis s’est également manifestée. À travers le Mouvement unifié de la diaspora d’Amérique pour le soutien du CNRD, (MUDAS), elle a promis de mobiliser 100 000 dollars américains.
Ce vendredi, c’est au tour de la COPAMOC, coalition disparate de partis et mouvements, de se joindre au concert des bienfaiteurs. « Nous sommes résolument engagés à payer sa caution », a déclaré Me Pépé Koulemou, porte-parole de la coalition.
Dans la foulée, la coalition a appelé les Guinéens à voter massivement « OUI » lors du référendum constitutionnel prévu le 21 septembre, un scrutin jugé décisif dans l’ancrage du projet politique actuel. Une mobilisation qui soulève bien des interrogations sur la sincérité de la transition, et sur la volonté réelle du pouvoir de respecter les promesses de retour à l’ordre constitutionnel.
Touraman Keita