Au lendemain du scrutin référendaire du 21 septembre 2025, les Guinéens retiennent leur souffle dans l’attente des premiers résultats provisoires. Tous les regards sont désormais tournés vers la Direction générale des élections (DGE), chargée de la proclamation.
Selon les chiffres officiels, 6 748 923 électeurs étaient appelés aux urnes ce dimanche. Sur le terrain, l’on a constaté une forte mobilisation et un engouement notable autour du scrutin. Les citoyens se sont déplacés massivement pour accomplir leur devoir civique. Globalement, le vote s’est déroulé dans le calme et la sérénité, même si certains observateurs ont relevé, par endroits, des anomalies dans les opérations électorales.
L’attente se focalise désormais sur le Ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation (MATD), qui supervise le processus, à travers la DGE.
Jusqu’à récemment, l’organisation des élections relevait de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), créée en octobre 2007 et dissoute en juin dernier. Cet organe, jugé hétéroclite, était composé de représentants des partis politiques, de la société civile et de l’État entre autres.
Mais depuis l’avènement du CNRD, la donne a changé. Par le décret D/2021/0261/PRG/CNRD/SGG du 30 décembre 2021, les compétences de la CENI ont été transférées au MATD. En juin 2025, un autre décret a institué la DGE, placée sous la tutelle du MATD, avec la même mission que l’ex-CENI : organiser les scrutins et publier les résultats provisoires.
C’est donc à la DGE que revient la responsabilité de livrer, dans les prochaines heures ou prochains jours, les premières tendances. Toutefois, le dernier mot appartient à la Cour suprême, seule habilitée à proclamer les résultats définitifs.
Ce scrutin constitue ainsi un premier test de crédibilité pour la DGE, dont la création continue de susciter débats et controverses au sein de l’opinion publique.
Sidafa Keita