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Kissosso : une amitié piégée se transforme en drame maternel

À Kissosso, dans la commune de Matoto, une jeune mère de 18 ans, Kadiatou Yattara, vit un cauchemar sans fin. Son bébé de deux semaines a été enlevé le samedi 4 octobre, à la veille de son baptême.

Assise dans la cour familiale, les yeux rougis et la voix tremblante, Kadiatou raconte comment la tragédie est survenue. « Cette femme est venue vers moi en courant, très gentille, disant qu’elle voulait être mon amie. Elle m’a demandé mon nom et a dit qu’on était homonymes », confie-t-elle. Jour après jour, la prétendue amie multipliait les gestes d’attention, gagnant peu à peu la confiance de la jeune mère.

Le drame est survenu un samedi soir. « Elle est entrée dans ma chambre, s’est assise près du bébé et m’a donné 2000 francs pour aller acheter des galettes. Quand je suis revenue, elle avait disparu avec mon enfant », sanglote Kadiatou. Depuis, la maison ne résonne plus que de pleurs et de prières. « Je ne dors plus. Mon enfant me manque. Je supplie les autorités de m’aider à le retrouver », lance-t-elle, la voix brisée.

Ce rapt a plongé le quartier d’Enta dans une profonde consternation. Il survient à peine quelques jours après un autre enlèvement de nouveau-né au CMC de Ratoma, le 1er octobre dernier, soulevant de vives inquiétudes sur la recrudescence de ce genre de drames à Conakry.

Fatoumatou Camara