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Carnage routier à Mamou : la RN1 encore endeuillée

Mamou a replongé dans l’horreur routière ce dimanche 23 novembre. Un accident, d’une brutalité exceptionnelle, a coûté la vie à plusieurs personnes et laissé derrière lui un paysage de cendres, de tôle tordue et de cris étouffés.

L’accident, survenu à Loppekenè, au niveau d’une descente suivie d’un virage particulièrement dangereux, a impliqué un camion-citerne transportant du carburant, un camion-remorque chargé de ferraille et de bouteilles de gaz, et un taxi Verso assurant le transport de passagers.

La collision en chaîne a provoqué un incendie fulgurant, alimenté par la citerne. Le taxi a été projeté suite au choc, piégeant ses occupants. Le camion-citerne, déstabilisé par la violence du choc, a pris feu avant de glisser à son tour vers le bas-fond. Deux passagers ont trouvé la mort, tandis que d’autres grièvement blessés ont été évacués dans un état critique à l’hôpital régional de Mamou.

Ce drame n’est pas un fait isolé. La RN1, axe vital reliant Conakry au reste du pays, enchaîne depuis des mois les collisions mortelles impliquant poids lourds, taxis interurbains et véhicules particuliers. Les mêmes causes reviennent : vitesse excessive, dépassements imprudents, fatigue des conducteurs, surcharge, défaillances mécaniques.

Face à cette spirale meurtrière, les usagers doivent respecter le code de la route, et les autorités renforcer impérativement le contrôle des camions, sécuriser les zones accidentogènes et imposer des mesures strictes de prévention. Faute d’action, la RN1 continuera de semer la mort.

Sidafa Keita