Ce mercredi 26 novembre 2025, la capitale de la Bissau aurait été le théâtre d’un coup d’État spectaculaire. Des coups de feu auraient retenti près du palais présidentiel, tandis qu’une faction de l’armée arrêtait le président sortant Umaro Sissoco Embaló. L’intéressé lui-même aurait affirmé son interpellation, tout en dénonçant un putsch mené contre lui.
Aux côtés du président, plusieurs hauts responsables, dont le chef d’état-major, le vice-chef d’état-major, et le ministre de l’Intérieur, auraient également été appréhendés.
Ce coup de force survient dans un contexte hautement volatile : trois jours plus tôt se tenaient des élections générale, présidentielle et législatives, marquées par des accusations croisées de victoire entre le président sortant et l’opposition.
Côté institutions, aucun résultat officiel définitif n’avait encore été publié, laissant planer un doute sur la légitimité du pouvoir.
Ce nouvel événement met en lumière une réalité tragiquement récurrente pour le pays. Depuis son indépendance, la Guinée-Bissau a connu de nombreux coups d’État et tentatives de putsch.
Le pays bascule aujourd’hui dans une incertitude politique totale. La population, déjà éprouvée, regarde l’avenir avec anxiété.
Sidafa Keita