Présidentielle 2025 : Mamadi Doumbouya plébiscité dès le premier tour avec 86,72 %
Sans suspense majeur, le verdict des urnes est tombé, ce mardi 30 décembre 2025. Au terme du scrutin présidentiel du 28 décembre 2025, Mamadi Doumbouya a été élu président de la République dès le premier tour, avec 86,72 % des suffrages valablement exprimés, selon les résultats provisoires proclamés par la Direction générale des élections (DGE).
La Directrice Générale, Mme Camara Djénabou Touré, a annoncé ces résultats à l’issue d’un processus de centralisation, de vérification et de compilation des procès-verbaux couvrant l’ensemble du territoire national ainsi que les circonscriptions de l’extérieur. Le dispositif électoral déployé a concerné 16 730 centres de vote et 23 673 bureaux de vote, dont 23 398 effectivement pris en charge, soit un taux de couverture de 98,84 %.
Sur 6 768 458 électeurs inscrits, 5 608 520 ont pris part au vote, établissant un taux de participation de 80,95 %, un niveau jugé élevé par les autorités électorales. Le scrutin a enregistré 310 589 bulletins nuls, pour 5 297 931 suffrages valablement exprimés, représentant 94,46 % des votes.
Dans le détail, Mamadi Doumbouya (GMD) arrive très largement en tête avec 4 594 262 voix (86,72 %). Il est suivi par Abdoulaye Yéro Baldé (FRONDEG), crédité de 349 129 voix (6,59 %), et Dr Lansana Faya Millimouno (Bloc libéral), avec 108 117 voix (2,04 %). Les autres candidats obtiennent des scores inférieurs à 2 % chacun.
La DGE a, en conséquence, proclamé Mamadi Doumbouya élu à titre provisoire, sous réserve de la validation définitive par la Cour suprême, seule juridiction compétente en la matière.
Cette victoire massive ne constitue pas une surprise majeure. Déjà au centre du jeu politique depuis la transition, Mamadi Doumbouya a bénéficié d’un avantage structurel décisif, face à des adversaires peu connus du grand public, dépourvus d’assise nationale solide et de capacités de mobilisation comparables. Plus qu’une alternance, ce scrutin apparaît comme un vote de confirmation, scellant la transformation du pouvoir de transition en pouvoir constitutionnel. Le véritable enjeu, désormais, se situe moins dans les urnes que dans la capacité du nouveau président à répondre aux attentes sociales, économiques et institutionnelles nées de ce plébiscite.
Sidafa Keita