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Le rêve brisé d’Aïssatou Diallo : Venue chercher un visa pour la France, elle croise la mort, fauchée par une balle à Conakry

Elle était venue avec l’espoir d’un avenir meilleur, animée par le seul désir de rejoindre son mari installé en France. Aïssatou Diallo n’imaginait pas que son séjour à Conakry se transformerait en tragédie. Dans la nuit du samedi 10 au dimanche 11 janvier 2026, la jeune femme a été mortellement atteinte par balle au quartier Cimenterie, plongeant sa famille dans une douleur indescriptible.

Selon [africaguinee] qui a révélé le drame, la victime est originaire de Télimélé, précisément du district de Kimbon dans la sous-préfecture de Brouwal Sounkin, séjournait temporairement dans la capitale guinéenne. Elle venait de Sierra Leone pour accomplir une formalité cruciale : l’obtention d’un visa pour la France, afin de retrouver l’homme qu’elle aimait. Le destin en a décidé autrement.

Selon les témoignages recueillis auprès de sa famille, la jeune femme avait quitté le domicile familial tard dans la nuit, accompagnée d’une amie venue l’inviter à un mariage. Une sortie à laquelle Aïssatou hésitait à se rendre. « Elle ne voulait pas y aller au départ, mais son amie a insisté. Avant son départ, je lui ai rappelé que son mari devait l’appeler à 22 heures », raconte sa grande sœur, Kadiatou Diallo, la voix brisée.

Aux environs de 6 heures du matin, le drame est révélé. Un jeune homme se présente au domicile familial avec une nouvelle glaçante : Aïssatou a été touchée par balle et admise à l’hôpital d’Entag, à la T6. Lorsque la famille arrive sur place, l’espoir s’effondre. « On nous a conduits à la morgue. C’est là que nous avons compris qu’elle était déjà morte », confie Kadiatou Diallo, submergée par l’émotion.

Les effets personnels de la victime, dont son téléphone et son sac, ont été remis à la famille par l’amie qui l’accompagnait. Cette dernière, aujourd’hui interpellée, a livré plusieurs versions des faits, selon les proches. La gendarmerie a ouvert une enquête et entendu les membres de la famille.

Pour Oumou Diallo, la petite sœur de la victime, la douleur est encore vive. « Quand j’ai vu son corps, les impacts de balle étaient visibles. Nous demandons justice pour Aïssatou. C’est tout ce que nous voulons », lance-t-elle, indignée, alors que la famille attend toujours de récupérer le corps.

Une enquête est en cours pour faire la lumière sur les circonstances exactes de ce drame qui a brutalement interrompu le rêve d’une jeune femme et laissé une famille dans l’attente de vérité et de justice.

Fatoumatou Camara