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Permis moto obligatoire : un moratoire de trois mois pour les motards guinéens

Le permis moto deviendra obligatoire en Guinée à partir du 29 novembre, a confirmé le Directeur national des Transports terrestres (DNTT), Naby Idrissa Diallo. Cette mesure, prévue par la loi mais longtemps restée lettre morte, vise à réguler la circulation des deux-roues dont le nombre a explosé ces dernières années.

Selon le DNTT, cette initiative s’inscrit dans la mise en application stricte du code de la route, qui exige que tout conducteur d’engins motorisés soit titulaire d’un permis. Le lancement n’impliquera toutefois pas un début immédiat des contrôles. Un moratoire de trois mois sera accordé pour permettre aux motards de suivre la formation et de se mettre en règle.

Cette approche progressive répond aux inquiétudes exprimées par les usagers. Le gouvernement adopte une démarche pédagogique face aux accidents fréquents impliquant les motos, devenues un véritable problème de santé publique. Beaucoup de sinistres ne sont actuellement pas pris en charge par les assurances, faute de documents réglementaires.

Dans le cadre de cette campagne, les coûts liés au permis ont été revus à la baisse. Le montant total, auparavant estimé à plus d’un million de francs guinéens, est désormais fixé autour de 890 000 GNF. Le permis lui-même coûte 580 000 GNF, la visite médicale 120 000 GNF et la formation en auto-école 150 000 GNF. Ces réductions résultent d’une concertation avec les acteurs du secteur, en tenant compte de la vulnérabilité économique des motards.

La formation, d’une durée d’une semaine, portera essentiellement sur le code de la route, la sécurité routière et l’entretien basique des motos. L’objectif, selon le DNTT, est d’aller vers une professionnalisation du secteur des mototaxis et de réduire les accidents qui pèsent lourdement sur les familles et sur le système de santé.

Sékou Amadou