Incident à la frontière Guinée-Sierra Leone : 16 militaires sierra-léonais interpellés
Suite à l’interpellation de militaires sierra-léonais sur le territoire guinéen, notamment dans le district de Koudaya, sous-préfecture de Sandénia, relevant de la région administrative de Faranah, le dimanche 22 février, les autorités militaires guinéennes ont apporté des clarifications.
Dans un communiqué lu dans la soirée de ce lundi à la télévision nationale par le directeur de l’information et des relations publiques des armées, également porte-parole du ministère de la Défense nationale, Ansoumane Toumany Camara, l’état-major général des armées est revenu sur l’incident impliquant des militaires guinéens et sierra-léonais à la frontière entre les deux pays. Il précise que plusieurs soldats sierra-léonais ont été interpellés et leurs matériels saisis.
Selon le communiqué officiel, le dimanche 22 février, les forces armées guinéennes ont constaté la pénétration, sans autorisation, de « dizaines de militaires sierra-léonais » sur le territoire national, précisément dans le district de Koudaya, sous-préfecture de Sandénia, préfecture de Faranah.
L’endroit concerné se situe, d’après la même source, « à 1,4 km de la ligne frontalière, précisément au point coordonné 9°59 minutes, 4,9 secondes nord, 11°11 minutes, 17,6 secondes ouest ». Le communiqué indique également que les militaires sierra-léonais auraient « installé une tente et hissé leur drapeau national ».
Alertées, les forces armées guinéennes se sont rendues sur les lieux et ont procédé à l’interpellation de « 16 d’entre eux », ainsi qu’à la saisie de « leurs matériels et équipements ».
« Les militaires interpellés et leurs objets saisis ont été mis à la disposition de la police judiciaire pour des fins d’enquête », a précisé le porte-parole.
L’état-major général des armées a salué la réactivité des unités déployées à la frontière et les a encouragées à poursuivre leurs missions avec vigilance. Il a, par ailleurs, invité l’ensemble des forces de défense et de sécurité à maintenir un niveau d’alerte élevé afin de garantir l’intégrité territoriale nationale.
Cette communication officielle intervient dans un contexte marqué par diverses interprétations de l’incident survenu à la frontière entre la Guinée et la Sierra Leone. Dossier à suivre.
Touraman Keita