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Drame à Dar Es Salam : un adolescent tue son ami à l’aide d’un projectile

Les habitants de Dar Es Salam, secteur 2, commune de Ratoma se sont réveillés dans la matinée de ce vendredi 5 mai 2023 avec beaucoup d’amertume et de consternation.

Dans ce quartier de la haute banlieue de Conakry, s’est produit un drame sans précédent. Grièvement touché par un projectile lancé par son amis et conduit plus tard dans une clinique du coin, Abdoulaye Camara, les 16 ans révolus, apprenti carreleur de son état a trépassé vers 2 heures du matin.

Tout serait parti d’une petite altercation entre la victime et son présumé meurtrier, Sidiki Socko élève en 7ème année, âgé de 13 ans. C’était dans la journée du jeudi 4 mai aux environs de 17 heures.

C’est au cours de cette bagarre que l’irréparable s’est produit. Lorsque Sidiki s’est emparé d’un projectile pour le lancer vers son adversaire. Ce dernier est atteint au niveau du tympans. Il est conduit plus tard dans un centre de soins de la place. Malheureusement, il succombera de ses blessures.

A la mosquée du quartier, où se trouve le corps de la victime, parents et connaissances sont fortement mobilisés. Crispation et désolation se lisait sur les visages. Les amis du défunt, meurtris, sont partagés entre angoisse et regret.

« Hier vers 17heures, les deux enfants étaient entrains de jouer quand Sidilki a blessé Abdoulaye à la tête. Nous l’avons conduit à la clinique. C’est là-bas il est décédé », a confié un membre de la famille du présumé meurtrier.

Dans la clinique où l’adolescent a rendu son dernier souffle, le chef soignant explique les circonstances dans lesquelles il a reçu le patient.

« Il a été reçu ici vers 17 heures. Son état peu stable. J’ai tout fait pour le référer mais son frère ne voulait pas. Il me disait qu’il n’a pas d’argent et de les arranger. Après les premiers soins, j’ai prescrit une ordonnance puis demandé à ses parents d’aller acheter les produits. Ils sont restés de 17heures à 21 heures sans envoyer les produits. L’état du patient avait commencé à s’aggraver. Il a fallu que je mette personnellement la main à la poche pour acheter les produits afin de stabiliser son état qui s’était empirée. Une fois que nous avons réussi à le stabiliser, j’ai préparé son papier de référé. Mais avant le matin, il a rendu l’âme », explique Mounir Keita, gestionnaire de cette clinique de fortune qui ressemble plutôt à un réduit. Il s’agit d’une ancienne officine non agréée transformée en clinique de quartier.

L’homme prétend être un « médecin généraliste ». Mais selon d’autres sources, il est plutôt diplômé en « concentration biologique » de l’institut d’enseignement supérieur de Kindia.

Parlant du drame, le chef du quartier dire que « c’est un acte regrettable » qui a surpris en prenant tout le monde au dépourvu.

Au moment où nous quittions les lieux, la gendarmerie de Dabondy rail qui était sur place avait enlevé le corps pour des fins d’autopsie.

Sidafa Keita