Que risquent les fraudeurs au BAC session 2026 ? Le MENA-ETFP brandit des mesures radicales et dissuasives
Les autorités éducatives guinéennes préviennent que leur main ne tremblera pas face à la fraude aux examens nationaux. Elles l’ont fait savoir à travers un communiqué rendu public ce week-end.
Les examens nationaux du pré-universitaire touchent à leur fin. Après le Certificat d’études élémentaires (CEE) et le Brevet d’études du premier cycle (BEPC), organisés les deux semaines précédentes, les autorités ont lancé, ce lundi 29 juin, les épreuves du baccalauréat unique, session 2026. Au total, 94 392 candidats inscrits sur l’ensemble du territoire national affrontent les différentes épreuves cette année.
En amont, le département en charge de l’Éducation a publié un communiqué appelant à la responsabilité de l’ensemble des acteurs impliqués. Candidats, cadres éducatifs, fondateurs et responsables d’écoles privées sont invités à contribuer au bon déroulement des examens.
Le ministère de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle (MENA-ETFP) se félicite du bon déroulement des examens jusque-là, malgré quelques cas isolés de fraude signalés. Il met toutefois en garde contre toute tentative de tricherie, qu’elle soit constatée pendant les épreuves ou révélée après la proclamation des résultats.
Les candidats qui choisiraient cette voie s’exposent à de lourdes sanctions. Tout fraudeur identifié verra ses épreuves annulées et perdra automatiquement sa session. Plus encore, même déclaré admis, il pourra être recalé si la fraude est établie après enquête et être exclu des sessions ultérieures, compromettant ainsi son avenir scolaire.
Les sanctions sont encore plus sévères pour les cadres éducatifs impliqués. Tout inspecteur, délégué, surveillant, enseignant ou agent reconnu coupable de fuite, de vente, de diffusion de sujets ou de complicité de fraude sera radié de la fonction publique et poursuivi devant les juridictions compétentes.
Les mêmes dispositions s’appliquent aux fondateurs et responsables d’établissements privés. Outre les poursuites judiciaires, ils s’exposent au retrait de leur agrément, à la fermeture de leur établissement et à une interdiction d’exercer dans le secteur éducatif.
À travers ces mesures, les autorités entendent renforcer la crédibilité des examens nationaux et décourager toute forme de fraude. Reste à savoir si cet arsenal sera suffisamment dissuasif. Réponse à l’issue de cette session.
Sékou Amadou