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POSSIBLE CANDIDATURE DES ACTEURS DE LA TRANSITION AUX ÉLECTIONS NATIONALES : LA RÉACTION « AMBIGUË » ET « AMBULATOIRE » DE DR DANSA KOUROUMA

Huit jours après la publication de l’avant-projet de la constitution, à l’occasion d’une plénière tenue au CNT, le président de l’organe législatif de la transition guinéenne a conféré avec les hommes des médias, ce mercredi, dans un réceptif hôtelier de la capitale. Face à la presse, Dr Dansa Kourouma, n’aura pu satisfaire les curiosités des journalistes restés sur leur faim à l’issue de cette rencontre pourtant opportune.

Le point crucial qui a beaucoup suscité de l’intérêt lors de cette conférence de presse était celui de savoir si oui ou non l’avant-projet de la constitution ouvre la possibilité aux membres du CNT, du Gouvernement et surtout du CNRD (dont le chef de la transition, le général Mamadi Doumbouya) d’êtres candidats à l’élection présidentielle qui devrait mettre terme à la transition.

Face à cette question qui est revenue à maintes reprises sous plusieurs formes dans le questionnement des journalistes, le président du CNT porteur dudit avant-projet n’a pas voulu trop s’attarder là-dessus ou éclairer la lanterne des guinéens. Malgré son éloquence, par rapport à cette question persistante, le dynamique président du CNT est resté évasif dans sa réponse, créant ainsi un flou artistique autour du sujet.

Il a plutôt fait focus sur la définition des termes, au lieu de les interpréter pour éclairer des populations au nom desquelles la constitution est élaborée.

Surtout qu’en pareille circonstance, le CNT se doit d’être sincère envers le peuple au nom duquel il agit, en faisant le minimum d’efforts pour lui dire la vérité. Mais hélas !

« Une constitution est la loi fondamentale du pays. Une loi est impersonnelle et générale. Dès que la loi personnifie et personnalise, elle cesse d’être une loi », réagit le président du CNT. Mais cela, même toto le sait !

Entretenant la confusion, il ira jusqu’à dire affirmer qu’« en regardant dans les Constitutions des pays qui sont sortis des transitions notamment le Rwanda en passant par le Benin, le Mali, il n’existe nulle part ce genre d’écriture dans les Constitutions. »   

Comme on s’aperçoit, il cite le « Mali » parmi les pays sortis de transition, alors que ce pays voisin qui a commencé sa transition avant nous est toujours dedans.

Poursuivant son grand oral, il ajoutera que la « candidature de Paul et de Pierre n’est pas un moyen de prévention de coup d’Etat. » Alors que ça aussi toto le sait.

Le premier parlementaire du CNT pense que le peuple est le seul rempart contre toutes formes de « prise de pouvoir » ou encore de toutes formes de se « maintenir » au pouvoir. Pourtant là également, il est conscient que le « peuple » le sait. Même si ce dernier est régulièrement victime de la dictature de ses dirigeants.

Pour rassurer, il dira que la Constitution est verrouillée par 14 points. Contrairement aux précédentes constitutions qui disposaient que 3 points. Cependant, tout le monde sait que cela ne garantit nullement le respect de la constitution souvent tripatouillé et falsifié à souhait pour satisfaire les désidératas de dirigeants aveuglés par la boulimie du pouvoir.

Sam Keita pour kibanyiguinee.info